La calomnie diffère de la médisance en ce que celle-ci publie le mal d'autrui, et que l'autre l'invente.
- 1721 -
David Augustin de Brueys
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Dans quelque affaire que ce soit, le moindre succès nous attire des envieux, ou des critiques.

By David Augustin de Brueys -1721

L'exactitude à remplir ses promesses est une des vertus les moins pratiquées dans le monde. Faire des promesses sans avoir la volonté ou le pouvoir de les remplir, c'est tromper.

By David Augustin de Brueys -1721

La facilité de parler doit être accompagnée de beaucoup de connaissances et de réflexions, autrement elle risque de passer pour bavarderie.

By David Augustin de Brueys -1721

Le langage du cœur est toujours vrai, mais peu de gens s'en servent ; et le gouvernement n'est pas le lieu où on le connaisse le mieux, ni où il se fasse le plus entendre.

By David Augustin de Brueys -1721

En étudiant nos manières, les étrangers n'apprennent souvent que nos vices ; et en voulant les suivre, ils ne rendent que des ridicules.

By David Augustin de Brueys -1721

Les plus jolies choses dans la bouche d'un sot paraissent toujours ridicules : s'il y a un bon mot à dire, il le place ordinairement de travers.

By David Augustin de Brueys -1721

On reconnaît aisément le sage à sa modestie, et le sot à son orgueil.

By David Augustin de Brueys -1721

Le mot d'amitié n'est aujourd'hui hélas qu'un mot vide de sens : on s'en sert indifféremment vis-à-vis de tout le monde ; le nom d'ami est donné même à celui qu'on n'aime le moins, enfin le mot d'amitié ne paraît plus être, depuis quelques temps, qu'une espèce d'ironie, qu'un vrai persifflage, dans la bouche de ceux qui s'en servent.

By David Augustin de Brueys -1721

Un homme retiré dans le sein d'une retraite obscure, et qui ne vit que pour lui seul, n'a pas raison de se plaindre qu'on l'oublie : il ne suffit pas d'être honnête homme, il faut qu'a son propre mérite un homme joigne encore l'utilité pour ses semblables, s'il veut avoir quelque droit à leurs faveurs.

By David Augustin de Brueys -1721

Il faut avoir un grand empire sur son cœur pour conserver au milieu des plaisirs le goût de la retraite.

By David Augustin de Brueys -1721

Il faut savoir se retirer du monde, il ne faut pas attendre qu'il nous abandonne le premier. Après avoir longtemps vécu pour les autres, il faut enfin vivre aussi pour soi-même. La retraite est le port où la vieillesse doit aller attendre le dernier de ses jours : le théâtre du monde n'est plus le lieu où elle doit paraître ; ou, si elle s'y présente encore quelquefois, ce ne doit être qu'en passant, et seulement pour servir d'exemple à la jeunesse, qui ne réfléchit guère par elle-même.

By David Augustin de Brueys -1721

Il y a une grande différence entre celui qui a travaillé à acquérir des connaissances et a su en profiter, et le paresseux qui est indifférent sur ces avantages et reste enseveli dans l'oubli de lui-même ! le premier ressemble à ces terres cultivées qui font l'ornement de la nature et la richesse de ses habitants, tandis que l'autre peut être comparé à ces pays sauvages que personne n'approche, et qui ne présentent que des ronces et des épines.

By David Augustin de Brueys -1721

Régler sa dépense sur son revenu, c'est sagesse ; dépenser tout son revenu, c'est imprudence ; dépenser plus que son revenu, c'est folie !

By David Augustin de Brueys -1721

La première cause de l'infidélité des femmes est dans l'injustice des hommes ; ils n'ont qu'à remplir leurs devoirs à leur égard, et elles seront plus vertueuses.

By David Augustin de Brueys -1721

Il y aurait bien plus de douceurs dans l'état du mariage, si l'hymen avait comme l'Amour un bandeau sur les yeux.

By David Augustin de Brueys -1721