Je ne veux pas de ces passions de paille qui éblouissent, consument ou dessèchent ; j'appelle, j'attends et j'espère encore le grand Amour, le saint, le grave et sérieux Amour qui vit par toutes les fibres et par toutes les puissances de l'âme. Et si je dois rester seul, j'aime mieux emporter mon espérance et mon rêve, que de mésallier mon âme. Je résiste à l'Amour aveugle, ébloui, étourdi qui tient de la terre, de l'instinct et de la servitude, et je crois à l'Amour religieux, qui se connaît, se possède et s'approuve, qui se sent grandir par l'examen et fortifier par l'épreuve, qui augmente la liberté et anoblit la vie.
- 1852 -